N’en faites pas une affaire personnelle

1. Exemple du quotidien « Tu gardes trop de choses »

Imaginez un couple. Un soir, l’un dit à l’autre « Tu gardes vraiment beaucoup de choses dans la maison, on ne sait plus où les mettre. »

Sur le moment, cette simple remarque pourrait passer pour un commentaire pratique, presque banal. Mais l’autre le vit comme une attaque, un jugement « Il me reproche d’être désorganisée et bordélique » ou « Encore une critique… »

La discussion qui aurait pu être légère se charge d’un seul coup d’intensité émotionnelle. L’un se sent blessé, jugé, remis en question et réagit vivement. L’autre ne comprend pas pourquoi une simple observation déclenche une telle tempête. Sa réaction devient alors très vive voir sur la défensive. L’atmosphère se charge et la discussion devient dispute. Et pourtant…l’intention de base n’était pas de blesser mais de partager une préoccupation. Ce qui déclenche la douleur n’est pas uniquement la phrase prononcée mais ce qu’elle ravive à l’intérieur c’est à dire une insécurité en soi.

2. Exemple des repas de famille

Les repas de familles sont un terrain fertile pour les remarques maladroites… Imaginez un réveillon, tout le monde autour de la table. Et quelqu’un s’exclame « on ne te voit jamais, tu pourrais venir plus souvent! » ou « Tu penses toujours à ton travail, tu n’arrêtes jamais… » ou alors « si tu avais fais des études à l’époque tu aurais une meilleure situation aujourd’hui »

Pour celui qui prononce ces mots, ce n’est parfois qu’une inquiétude maladroite, un regret, une tentative de renouer des liens plus fort. Mais pour celui qui les reçoit cela peut faire mal. On renverra alors au 1er accord toltèque Que ta parole soit impeccable.

La personne peut alors se dire « on me reproche encore un truc ». « je ne fais jamais assez et assez bien. » Et dans ces moments là, l’émotion monte parce que la phrase touche une zone sensible déjà présente.

3. Que se passe-t-il vraiment ?

À travers ces deux scènes où nous pouvons remarquer un mécanisme assez similaire, de part ce que l’autre dit qui n’est qu’un déclencheur.

Tout se joue alors en nous. Nous ne réagissons pas à « la critique » mais à ce qu’elle réveille en nous(une blessure du passé, un manque d’estime de soi, une culpabilité, une fausse croyance, une mémoire ).

4. Ne pas en faire une affaire personnelle Le 2e accord toltèque

Ne pas prendre les choses personnellement, ne veut pas dire devenir insensible. Cela signifie de prendre de la distance et du recul. Ce n’est ni de l’indifférence, ni un détachement froid.

C’est aussi comprendre que, ce que l’autre dit parle de lui avant de parler de vous.

Vous avez le choix. Le choix de laisser entrer cette parole ou de la laisser dehors. Ce que pense l’autre ne vous définit pas. Ce n’est pas votre identité. C’est ainsi que vous préservez votre monde intérieur.

5. Hypersensibilité, dépendance affective et reprise de pouvoir

Les hypersensibles et les personnes en dépendance affective sont souvent touchées par les remarques. Pourquoi ? Parce que le regard d’autrui a longtemps été une source de sécurité et une validation. Revenir à soi et se rappeler que notre valeur n’est pas déterminée par une critique, un jugement, ou une attente extérieure. C’est le début d’une véritable libération émotionnelle.

En apprenant à ne pas tout prendre personnellement nous reprenons un pouvoir essentiel, celui de choisir comment nous voulons nous sentir.

Nous cessons d’être en réaction permanente. Nous gagnons en clarté, en stabilité, en autonomie émotionnelle.

Ne plus tout prendre personnellement c’est tenter de se dire « Je reconnais ce que cela me fait mais je ne laisse pas cette parole ou cet acte me définir ».

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